Assurance vie et unités de compte : Vers des gammes resserrées et décorrélées

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Assurance vie et unités de compte : Vers des gammes resserrées et décorrélées

Pas un épargnant n’aurait pu imaginer il y a encore un an
l’ampleur de la baisse des marchés financiers qui s’annonçait.

C’est ce qu’ont brutalement réalisé les détenteurs de
contrats d’assurance-vie, par ailleurs abasourdis de constater
que les supports sur lesquels ils étaient exposés étaient souvent
composés des mêmes actions et construits selon des méthodologies
de gestion, souvent « value », finalement très similaires.

Car cette corrélation subie entre les supports sur lesquels
ils étaient investis a accru mécaniquement leur risque,
accélérant la vulnérabilité de leurs contrats à
des marchés d’actions en pleine déroute.

Les compagnies d’assurance-vie et les plateformes de distribution
ne sont pas exemptes de responsabilités.

Car enfin, qu’ont-ils proposé depuis plusieurs années
aux épargnants via leurs partenaires financiers ?

Encouragés par l’amendement Fourgous, qui facilitait le
transfert des fonds en euros vers les unités de comptes,
ils n’ont eu de cesse d’enrichir leurs contrats de
nouvelles unités de comptes.

Mais voilà.

Destinée à élargir le choix des conseillers et des investisseurs
et à leur offrir un accès à des classes d’actifs et à des styles
de gestion multiples, cette surenchère a entretenu plus de confusion
qu’elle n’a réellement aidé à bâtir l’allocation idéale.

Car non seulement les offres de plusieurs centaines de supports
ont peu apporté en matière de performance, mais en ajoutant
de la complexité, elles ont participé à la détérioration de
la performance finale des contrats.

Petit rappel de quelques règles simples pour permettre
une bonne adéquation entre le profil de risque de
l’épargnant et l’allocation de son portefeuille.

La première étape consiste à définir la bonne allocation
stratégique, c’est-à-dire le découpage le plus pertinent
entre fonds en euros et unités de comptes,
qui conditionne près de 70% de la performance finale.

Plus prosaïquement, cette démarche revient à répondre
à la question : « Combien suis-je prêt à perdre ? ».

Nul doute que si elle avait été formalisée en ces termes,
cette question aurait amené les épargnants à favoriser davantage
la part de leur contrat placée sur les fonds en euros.

La deuxième étape est tactique et consiste à définir
la bonne allocation entre les différentes unités de compte
en présence, une fois leur enveloppe globale définie,
et de réaliser entre elles les bons arbitrages au bon moment.

Cette allocation tactique conditionne quant à elle 20%
de la performance du contrat, le choix des fonds en représentant 10%.

C’est justement sur ce point que les compagnies d’assurance-vie
et les plateformes de distribution doivent dorénavant accompagner
les conseillers et les épargnants.

L’objectif, désormais, n’est donc pas dans la recherche d’exhaustivité,
mais au contraire la concentration des offres financières à
rebours des modes des dernières années.

Mais pour y parvenir, les assureurs doivent remettre en cause
leurs pratiques en profondeur.

Car s’il n’est rien de plus facile que d’ajouter
une unité de compte à une gamme déjà pléthorique,
il est en revanche nettement plus ardu de proposer
des gammes resserrées et pertinentes, composées de supports
qui soient être à la fois complémentaires,
compréhensibles, bien sûr performants, mais surtout décorrélés.

En plus des bons supports, ils doivent parallèlement fournir
les outils pour faciliter la sélection et les bons
arbitrages entre ces derniers.

Le voilà, le rôle des compagnies d’assurance-vie et des plateformes.

Pour les CGPI, c’est le moyen de reprendre la main sur la relation
après cette année noire avec des outils plus adaptés et efficaces et
de valoriser leur rôle en rappelant à leurs clients que
l’assurance-vie n’est pas que de la finance mais un véritable dispositif
de gestion des risques à long et moyen terme.

Pour les épargnants, c’est la garantie de bénéficier d’une allocation véritablement
pertinente et adaptée à leur profil de risque et à leur horizon de placement.

Reste que l’opportunité évidente de ce type de contrat ne disqualifie
pas pour autant l’intérêt des contrats comprenant de larges gammes de
plusieurs centaines d’unités de compte, loin de là.

Ceux-ci gardent en effet toute leur utilité, pour peu qu’ils s’adressent
à des conseillers ou des épargnants ayant l’expertise de construire
la bonne allocation et de réaliser les bons arbitrages.

Ce n’est pas parce qu’on fait ses courses dans une
épicerie fine que les supermarchés deviennent subitement obsolètes.

Votre Conseil Eric Wallez
http://www.ifac-plus.fr
http://www.patrimoine-en-ligne.fr

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